Journal de Saône et Loire - 6/09/2010

 

La Strada 2010 - Graz

 

Le Journal de Saône et Loire - 20 Juillet 2010

 

30 mai 2008

 

Le Bien Public - 30 mai 2008

 

Mardi 23 Janvier 2007

Pantin, c'est l'heure, la réussite d'une équipe

Un petit bijou ! C'est un véritable petit bijou que propose Jean-Michel Debarbat, avec sa dernière création, présentée en première vendredi soir à Mâcon. «Pantin, c'est l'heure » qui donnait quelques sueurs froides au comédien et à son équipe, quelques jours avant la première, est parfait. Il n'y a rien à retoucher. Nul besoin de se remettre au travail, car tous les ingrédients essentiels qui concourent à la confection d'un beau spectacle sont présents. Le talent du mime, Jean-Michel Debarbat, la mise en scène de Françoise Crêtu, les pantins de Vincent Sachello, la bande son, les lumières, les décors et même la chienne Mira, espiègle mais véritable «de la scène», sont parfaitement maîtrisés, calés. «Pantin, c'est l'heure» fait partie de ces spectacles heureux, qui distillent le bonheur à chaque minute, à chaque nouveau tableau. Les personnages, à l'expression figée, perdent cette immobilité grâce à l'âme que leur insuffle leur manipulateur. On voit ainsi défiler,

 

Prouesse artistique autant que technique, la mise en scène et le jeu du comédien sont époustouflants. sous une énorme horloge, divers individus, rongés par le temps et la solitude. Le cador, impatient, qui regarde sa montre à tout instant, le grand timide qui cherche désespérément l'âme soeur mais n'ose offrir ses fleurs, le petit gros, direct, qui propose immédiatement le mariage, le portefaix, qui sur son dos, a entassé les valises où est enfermé son univers. Et puis, il y a ce poète, fleur aux dents, qui passe, indifférent - en apparence - et qui craque sous le charme d'un petit chien. C'est doux, délicieux, délicat, poétique, tendre et diablement professionnel. L'ovation spontanée qui a accueilli la performance du comédien l'a comblé et pas égoïste pour un sou, Jean-Michel Debarbat appela sur scène tous ses complices. Seul en scène, certes, mais quel travail d'équipe ! Prochaine représentation, ce vendredi, à 20 h 30. A ne pas manquer !

Marie Salerno.

 

Dimanche 18 Février 2007

Ne manquez pas le dernier « Debarbat »

En janvier dernier, Jean-Michel Debarbat, le comédien qui a installé ses pénates à Lournand, présentait en première absolue, son dernier spectacle « Pantin, c'est l'heure ». La Scène Nationale de Mâcon l'accueillait en résidence afin qu'il teste, en grandeur nature, l'impact de ses décors, l'effet de ses mouvements. Le succès remporté, emballé dans un enthousiasme sincère du public, a été encore plus grand que celui espéré. Car « Pantin, c'est l'heure » est un véritable petit bijou ! Bijou de technicité, d'ingéniosité mais aussi, de poésie, de tendresse, de rêverie, de talent. Le mime, qui s'avouait un peu inquiet quelques jours avant la première, ne contenait plus sa joie devant les applaudissements nourris de la salle, et il est clair que les Clunisois lui réserveront le même triomphe. On pourrait dire que « Pantin, c'est l'heure » est le sommet de l'art de Debarbat. Ce serait cependant lui faire injure ! Injure car Jean-Michel Debarbat est encore jeune et a de belles et longues années de création devant lui. Mais après « Pantin. », pourra-t-il faire encore mieux ? Accordons-lui ce crédit et ne doutons pas que sa prochaine idée sera encore plus lumineuse, plus brillante. Dans « Pantin. », Jean-Michel Debarbat se débat (!) avec des. pantins ! Derrière qui il se cache, à qui il prête un bras ou ses jambes, ou tout. Un hall de gare, gris, terne, sale comme décor ; des hommes vont, viennent, se croisent et tous attendent l'improbable moment où leur vie va changer, où leur solitude va disparaître. Le cador s'impatiente, le timide s'affole, le pragmatique interpelle. Et le poète traverse ce tumulte, cette frénésie angoissée, une fleur aux dents et la désinvolture accrochée à l'âme. « Pantin, c'est l'heure » est un bain de bonheur, un moment de sérénité dans un monde d'hommes pressés, un baume apaisant appliqué sur des coeurs abîmés. « Pantin, c'est l'heure » est un remède obligatoire, pour soigner le mal-être, les écorchures cachées, les fatigues emmêlées. « Pantin, c'est l'heure » est un rendez-vous à ne pas manquer : il sera à Cluny, au théâtre municipal, ces jeudi 22 et vendredi 23 février à 20 h 30. Tarifs : de 15, 20 euros à 3, 80 euros. M. S

 

 

Jeudi 8 Mars 2007

 

Consécration de Jean-Michel en son propre fief

 

On dit que nul n'est prophète en son pays. Pourtant, Jean-Michel Debarbat se souviendra certainement longtemps de sa prestation clunisoise où, au fil de deux soirées consécutives, il donna sa dernière création, « Pantin, c'est l'heure » devant une salle comble. En tout cas, le public, qui l'ovationna debout dix minutes durant, n'est pas prêt d'oublier ce grand moment de bonheur. Jean-Michel, c'est notre Baptiste à nous. S'il n'a pas les traits de Jean-Louis Barrault, dansant seul et triste sous une statue baignée de lune, il en possède la grâce et le talent. Lorsqu'il poursuit, léger comme le vent, les pétales d'une marguerite qu'il vient d'effeuiller, l'émotion est si grande que l'on voudrait arrêter le temps, qui s'écoule, impitoyable, du haut de la grosse horloge plantée au milieu de la scène. Il faut cueillir l'instant, semble nous dire Jean-Michel, qui, mime ou marionnettiste, n'a nul besoin de mots pour se faire entendre. L'osmose est si grande entre lui et ses marionnettes (œuvre subtile de Vincent Sachello) que l'on en oublie la performance technique, pour retrouver tout simplement ses yeux d'enfant. La frontière entre rêve et réalité s'estompe, et les petits anges qui passent ne nous étonnent même pas. Ils nous ravissent tout simplement, à l'instar de tout le spectacle.

 

Jean-Michel Debarbat au L'intimité avec chacun des personnages croisés, porteur de regrets ou de désespoirs, de souvenirs bord des larmes devant d'enfance, d'amours heureux ou malheureux, est si prégnante que lorsque la main du poète, s'attarde sur l'ovation du public une épaule, la salle entière pousse un immense soupir d'aise ! Le miracle, c'est, qu'à une époque où violence, vulgarité et médiocrité scotchent chaque jour des millions

 

de spectateurs devant leur écran de télévision, Jean Michel réussit, à tenir en haleine un théâtre plein à craquer, seul et muet, réinventant le quotidien par des moments uniques, bulles lumineuses toutes gonflées de tendresse et de poésie. Tout cela, sur une mise en scène de Françoise Crétu, sa compagne de toujours, n'oublia pas de préciser l'artiste en saluant bien bas le public.

Monic Coutheron

 

14 janvier 2008

MÂCON SCÈNE NATIONALE

Un véritable triomphe récompense J-M. Debarbat

 

On le savait : le dernier spectacle de Jean-Michel Debarbat, Pantin, c'est l'heure, est un chef-d'œuvre et le public qui est venu le découvrir a réservé au comédien une véritable ovation tout aussi chaleureuse et sincère que le spectacle proposé. « Il y a bien longtemps que nous n'avons eu de spectacle pareil » confiait une jeune femme à la fin de la représentation ; « c'est vraiment un très beau spectacle, j'ai adoré » confiait une jeune fille, « je n'ai pas tout aimé » avouait cependant Anthelme, 7 ans, un « accro » des lieux puisqu'il a, de lui-même, demandé à ses parents de s'abonner à la Scène Nationale. Mais comme Anthelme, ils étaient très, très, peu nombreux ! On ne peut être que séduit par Pantin, c'est l'heure car, à travers une multitude de figures et de saynètes, Jean-Michel Debarbat créée tout autant d'univers différents, où règnent en maîtresses les émotions tout aussi diverses qu'intenses. Ainsi, le rire, franc et éclatant - teinté d'admiration car le comédien se transforme en gymnaste équilibriste - accueille le « couple à vélo », une tendresse naturelle vient accompagner un amoureux timide, la compassion nous envahit devant Gûnz, qui porte sa vie sur son dos, enfermée dans quelques valises... Chaque vie est un instant volé, magique et entier. Et le tout, bout à bout, avec un poète qui regarde le tout, perché sur son horloge, donne naissance à un bijou, pur et brillant comme un diamant taillé par des mains expertes. C'est du grand art, généreux et sincère. Comme on aime. Comme on ne peut qu'aimer...

Marie Salerno

 

 

 

 

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